jeudi 28 février 2008

De l'usage des blogs par les entreprises

S’ils sont naturellement tous orientés vers la communication, les blogs d’entreprise ouverts sur l’internet prennent des formes variées.

Quelques exemples pour mieux comprendre .

Michel-Edouard Leclerc : la couleur est annoncée sur la page d’accueil avec la présence de la photo du patron de la chaîne de magasins : il s’agit là d’un blog personnel, où M-E.L affiche sa vision de la grande distribution, sans s’empêcher d’aborder de temps à autres d’autres sujets.

Dans la même veine, Marriot on the move, blog du boss de la chaîne d’hôtels de luxe.

A l’autre bout du spectre, les blogs de Google , impersonnels, qui rassemblent une série de communiqués de presse. Il n’est pas possible de laisser des commentaires, l’interactivité n’est ici pas le but du blog.

Sephora a ouvert un blog consacré aux ressources humaines où l’on pourra lire notamment des parcours professionnels d’employés

Dans un genre plus subtil, Microsoft donne la possibilité à ses employés d’avoir des blogs ouverts sur l’internet : une manière de communiquer la passion des employés pour leur entreprise

D’autres entreprises lancent des blogs autour de leurs produits, c’est le cas de viamichelin qui s’adresse aux développeurs, recueille leurs réactions et suggestions pour améliorer le produit ou apporter des éclaircissements

Les journaux en ligne ouvrent des blogs à leurs lecteurs pour enrichir leur contenu en ligne. Sur libération.fr par exemple on peut trouver des extraits des blogs de lecteurs sur la page d’accueil du site du journal

Des petites entreprises ont créé leur “business” grâce à un blog, la fraise en est le parfait exemple

D’autres ont connu un coup de Trafalgar à cause de blogs, on pense ici à l’affaire des cadenas kryptonite dont un produit pouvait facilement être déverouillé, fait propagé à la vitesse du feu sur la blogosphère, et qui a valu à la firme un rappel de produits et une perte estimée à 10 millions de dollars

Même si pratiquement aucune entreprise du CAC40 ne possède de blog ( voir “le cac blogue-t-il ?”) , gageons que ce phénomène du blog d’entreprise, polymorphe, est là pour durer un petit moment.

Pas d'ipod sur linux !


Après avoir essayé par divers moyens de faire fonctionner mon ipod nano video avec mon ordinateur sous linux ( ubuntu 7.10 ), une conclusion s’imposait : c’est mission impossible. Le lecteur de musique rhythmbox voit bien l’ipod, mais après copie des morceaux de musique sur le lecteur d’apple, ce dernier affiche : “0 morceau de musique”. Quelques recherches plus poussées sur Internet m’amènent sur cet article de boing boing : New iPods reengineered to block synching with Linux . Il s’avère donc qu’avec l’arrivée des nouveaux ipods, apple a modifié le format de la base de données des chansons sur l’appareil, et a également crypté le firmware des ipods.

Conséquences :
  • les lecteurs audio sur Linux ne peuvent pas écrire des chansons sur les nouveaux ipods. Il n’est pas sûr que cela soit possible à l’avenir, car en vertu du DMCA ( Digital Millenium Copyright Act) , apple pourrait poursuivre ceux qui décortiqueraient le format de la base de données de l’ipod
  • le firmware étant crypté, impossible d’installer un nouveau système tel que rockbox sur l’ipod
  • et au final, pour utiliser son ipod dernier cri avec un ordinateur il faut itunes, et donc soit windows soit macos car itunes n’existe pas pour linux.

çà m’apprendra à acheter du matériel verrouillé par le constructeur.

samedi 23 février 2008

Choisir un wiki


Après “choisir un blog“, voici un billet sur les critères de choix d’un wiki.

Le choix en la matière est plus délicat pour plusieurs raisons.

D’abord la pléthore de l’offre d’outils de wikis : le comparateur wikimatrix.org en recense près d’une centaine

Ensuite, la “fermeture” de ce type d’outil : il est relativement difficile de migrer le contenu d’un wiki à un autre. La plupart des wikis offre un langage à balises (le wiki markup) qui leur est propre : sur certains un titre de niveau 1 s’écrit comme ceci = titre 1= , pour d’autres comme cela : =titre 1, ou encore titre1 = . Pas de standard donc pour le stockage des données d’un wiki, même si on peut saluer l’initiative wikicreole qui propose un langage à balises “standard” dont la spécification 1.0 a été publiée récemment, mais seuls quelques rares outils de wiki offrent la possibilité d’utiliser le wikicreole. Deuxième difficulté, la grande majorité des wikis n’offre pas d’API qui permettent de les manipuler : il n’est donc pas aisé, en quelques lignes de programme, de récupérer le contenu d’une page de wiki ou de le modifier. Le choix d’un outil de wiki est donc très structurant.

Mais aussi la complexité du wiki : même s’il doit être simple à l’usage, le wiki offre de nombreuses fonctionnalités qui doivent être prises en compte lors d’une sélection : gestion des versions, gestion des permissions, système d’authentification, etc. Ces fonctionnalités s’appuient sur différentes briques tehnologiques qui viennent influencer le choix de l’outil. Par exemple la gestion des révisions du wiki peut s’appuyer sur une base de données, ou un système comme RCS, l’authentification peut être interne au wiki, ou être déléguée à un annuaire LDAP ou s’intégrer à un SSO tel que shibboleth, etc.

Enfin un wiki étant par un nature un outil de travail collaboratif, il est important de connaître la population qui va utiliser l’outil, et son degré de connaissance des outils informatiques. Ainsi si le wiki doit être utilisé par des non-informaticiens, la présence d’un éditeur visuel de bonne qualité est un élément clef à prendre en compte. De même si les flux RSS ne sont pas bien connus des utilisateurs, il peut être utile de disposer d’une notification des nouveautés du wiki par courriel.

Pour une entreprise le choix du wiki est conditionné par différents facteurs sur lesquels je ne m’attarderai pas ici :

  • la plate-forme technologique : php ou Java, mysql ou Oracle ou SQL Server, etc.
  • l’intégration dans le SI existant et notamment pour l’authentification et la gestion des habilitations
  • l’existence d’un éditeur ou d’une société assurant support et formation
  • le coût de la solution
  • etc.

Pour un particulier qui souhaite utiliser un wiki pour créer son site web – un usage tout a fait adapté du wiki – ou même simplement pour prendre des notes, pour une petite communauté qui veut bâtir une base de connaissance, ou pour une équipe au sein d’une entreprise qui envisage de monter une maquette ou un pilote, voici une petite sélection d’outils.

pmwiki ou dokuwiki : ce sont des wikis en php qui fonctionnent sans base de données, et peuvent donc être installés chez la plupart des hébergeurs . La gestion des utilisateurs , des permissions et des plugins est plus aisée avec Dokuwiki. Le wiki de l’hébergeur gandi, ou du site sur l’asus eee pc ( wiki.eeeuser.com ) sont des instances de dokuwiki.

Si vous disposez d’une plate-forme java ( serveur de servlets tomcat ) , et d’une base de données mysql, xwiki est un très bon choix : ce wiki de “seconde génération” bénéficie d’améliorations que ne possèdent pas les outils plus anciens : une très bonne intégration d’un éditeur visuel, une bonne gestion des permissions sur les pages, un blog – simple – mais qui permet de ne pas multiplier les outils, etc. Le produit – open-source – ne dispose pas encore de beaucoup de thèmes ( skins ) , il est parfois difficile de trouver une information dans la documentation, mais c’est un outil très prometteur

Enfin , des outils un peu atypiques mais extrêmement utiles : des wikis constitués d’une seule page html — et du code javascript – qui permettent d’avoir un wiki qui tourne uniquement avec un navigateur web ( firefox par exemple ). On peut ainsi mettre le wiki – i.e. le fichier html – sur une clef USB et avoir un bloc-notes que l’on balade partout avec soi. On trouve dans cette catégorie “wiki on a stick” , et tiddlywiki , plus complet mais plus sophistiqué et un peu déroutant pour un débutant

Et wikipedia ? ou plus exactement mediawiki qui est l’outil utilisé par la célèbre encyclopédie en ligne. Après l’avoir pratiqué pendant quelques mois, mon sentiment est que son cadre d’usage est très spécifique, et s’il convient bien pour écrire une encyclopédie, il est peu adapté pour le particulier ou l’entreprise: pour le particulier, c’est un logiciel trop lourd, et un dokuwiki est bien plus facile à mettre en place. Pour l’entreprise, mediawiki présente l’inconvénient majeur d’être très pauvre pour la gestion des permissions : il est pratiquement impossible de créer des espaces pour des équipes qui seules peuvent en modifier le contenu. Mediawiki ne dispose pas “nativement” d’éditeur visuel, ce qui oblige les utilisateurs à apprendre le langage de balises. Il existe certes une initiative de fckeditor d’intégrer un éditeur visuel dans ce wiki, mais l’intégration est encore perfectible – notamment avec internet explorer – : il subsiste des bugs qui agacent les contributeurs potentiels. Pour résumer, je déconseille ce wiki , surtout si vous vous lancez dans cette aventure.

samedi 16 février 2008

wikipatterns


Mise à jour du 24 février : l’auteur de wikipatterns a rebondi sur ce billet dans The nine-letter word that determines wiki success

Un wiki est un outil qui permet de publier très facilement du contenu sur le web. L’exemple le plus connu de wiki est l’encyclopédie en ligne wikipedia. Contrairement au blog, un wiki est généralement alimenté par plusieurs contributeurs. Dans le cas de wikipedia, par plusieurs dizaines de milliers de rédacteurs. Il existe d’autres outils pour créer du contenu en ligne, les CMS ( Content Management Systems) comme Spip par exemple, ou Drupal, Joomla. A la différence de ces derniers, le wiki se caractérise par une quasi absence de structure, ce qui est une des raisons qui facilite les contributions à un wiki, et en explique le succès.

L’auteur de wikipatterns, Steve Mader, s’adresse dans ce livre à ceux qui, convaincus de l’utilité d’un wiki, souhaitent en promouvoir l’usage dans l’entreprise.

Mais quels peuvent être les bénéfices d’un wiki ? Tout d’abord, cet outil permet de “capturer” la connaissance dans l’entreprise. Sa facilité d’utilisation le rend tout à fait adéquat pour noter des procédures, des astuces, que l’on ne prendrait pas la peine de consigner dans un document bureautique. Ensuite, il facilite la collaboration entre équipes puisque chacun peut venir enrichir une page écrite par un autre. Il diminue également l’échange de documents par courriel : il suffit de créer une page de wiki et d’en envoyer le lien par courriel. On diminue ainsi le risque de duplications des documents, de conflits de version, de temps perdus à réconcilier les modifications des uns et des autres sur le document : tout est sur le wiki.

Des entreprises ont bien compris l’intérêt des wikis :

  • Sun a créé un wiki pour la documentation de son serveur d’application J2EE Glassfish, permettant ainsi à ses utilisateurs de compléter les informations sur le produit
  • ebay a créé un wiki qui donne l’occasion aux ebayeurs de partager des astuces sur l’utilisation du site de e-commerce.L’objectif annoncé d’e-bay est de diminuer ses frais de support
  • Janssen-Cilag a refondu entièrement son intranet en utilisant en wiki: la firme bénéficie des contributions des collaborateurs et possède désormais un intranet à jour
  • Amazon a lancé le projet amapedia : les clients d’amazon peuvent enrichir les descriptions des produits du site de vente en ligne. Des clients donnent ainsi des tactiques pour progresser dans tel jeu vidéo
  • La banque d’investissement DKW utilise un wiki pour ses procédures et l’ensemble de ses réunions (préparation de l’ordre du jour, compte-rendu, etc.)

Il existe cependant des obstacles à l’adoption d’un wiki dans l’entreprise, parmi lesquels on pourra citer :

  • le fait de laisser un autre modifier “sa” page et la peur que des erreurs y soient introduites. Paradoxalement les histoires de vandalisme rapportées par la presse à propos de Wikipedia viennent renforcer cette crainte
  • “encore un autre outil !” est également souvent entendu. Il est vrai que l’entreprise utilise probablement déjà des répertoires de fichiers partagés, une gestion de la documentation, un intranet
  • la difficulté à comprendre les apports du wiki, outil aux fonctionnalités très simples, et qui peut donc paraitre simpliste

Le livre de Stewart Mader aborde tous ces points, et propose une démarche pour faciliter l’adoption du wiki dans l’entreprise.:

  • commencer par une approche du bas vers le haut ( ce qui est appelé l’approche “grassroots”)
  • bien expliquer la différence entre un wiki d’entreprise et wikipedia
  • utiliser un wiki pour des applications immédiates : créer un répertoire des personnes avec des pages personnelles, gérer les réunions, constituer une base de connaissances
  • faire un pilote de wiki en 11 étapes, et en mettant à profit les bonnes pratiques décrites sur le site wikipatterns.com .Ces bonnes pratiques s’appliquent tant à la structure du wiki (adoption patterns), qu’au comportement des individus ( people pattern). Vous trouverez également sur le site des mauvaises pratiques à éviter ( les antipatterns)
  • Comment passer d’un pilote à un wiki déployé sur toute l’entreprise
  • Comment vaincre les obstacles fréquemment rencontrés

Le livre est agrémenté d’une dizaine d’interviews, illustrant l’usage des wikis dans des entreprises, universités, associations. C’est un peu le point faible de ce livre par ailleurs excellent : les réponses à ces entretiens sont très inégales, et parfois très succinctes et peu informatives.

Le livre se termine avec une FAQ bien utile : des questions que vous vous poserez ou que l’on vous posera, à coup sûr:

  • que faire si je n’aime pas les modifications apportées par quelqu’un ?
  • comment savoir si le contenu est correct ?
  • par où commencer ?
  • Comment faire passer les gens de l’utilisation du courriel à l’utilisation du wiki ?
  • ….

le livre sur amazon

Steve Mader propose en ce moment même une série de billets vidéos qui reprennent les thèmes du livre : 21 jours pour l’adoption d’un wiki, c’est à suivre sur son blog.

pour s’abonner à tous les épisodes

jeudi 14 février 2008

Asus eee : premières impressions


L’asus eee pc (prononcer “i pc”) est un ordinateur ultraportable à bas coût :

  • un écran de 7 pouces, on peut se rendre compte de sa taille sur la photo ci-contre, où l’asus est à côté d’un livre de poche
  • moins d’1 Kg tout mouillé
  • le tout pour 300 euros (du moins sur amazon)

L’eee est livré avec les programmes et équipements suivants :

  • une suite bureautique : openoffice, avec un traitement de texte, un tableur et un outil de présentation. Il ne s’agit pas de la toute dernière version d’openoffice cependant ( 2.0 contre 2.3 pour la version la plus actuelle)
  • des programmes pour utiliser internet : un courrieleur , Thunderbird, un navigateur web, Firefox, un aggrégateur RSS, akregator
  • une carte wifi
  • des programmes multimedia : un lecteur audio qui gère également les podcasts, un lecteur video
  • une sacoche néoprène ( fait suffisamment rare pour être noté
  • une webcam
  • une quarantaine d’applications ( skype, tuxpaint, …)


On l’a compris, l’eee fait la part belle aux logiciels libres1, le système de base étant une distribution Linux, Xandros, adaptée spécialement pour le portable. Sur le disque dur SSD de la machine, il reste un peu moins d’ 1,5 Go libre pour y caser ses données. L’appareil comportant un lecteur de cartes mémoires, on pourra se procurer une carte SD-HC ( Haute capacité) , et disposer de 4Go supplémentaires pour une vingtaine d’euros.

J’utilise principalement l’asus en deux circonstances.

Lors de conférences pour prendre des notes. Avec son gabarit minuscule, l’eee est bien plus maniable qu’un portable avec un écran de 15” et ses 2,5kgs – le portable professionnel typique. Pour la prise de notes j’ai installé Freeemind, dont la dernière version s’installe extrèmement facilement : il suffit de décompresser l’archive freemind, d’ouvrir un terminal ( ctrl+alt+t) et de lancer freemind en ligne de commandes. A l’usage on est plutôt séduit par cette machine : elle est très réactive, l’écran bien que petit est fonctionnel, ce qui est moins le cas du clavier auquel les grandes mains auront un peu de mal à s’habituer. Un clavier qui assure aussi la fonction de chauffe-mains, la coque de l’asus chauffant légèrement, bien que le petit ronron du ventilateur nous assure que le portable tente bien d’évacuer la chaleur qu’il produit. Rien de génant cependant. Le plus handicapant est l’absence de disponibilité de batterie supplémentaire : l’autonomie de la batterie d’origine 4 cellules est d’un peu moins de trois heures, on ne peut donc pas “couvrir” une conférence qui dure une journée ( à moins que la salle, ce qui est rare, offre des prises électriques pour recharger la batterie)

Deuxième usage principal, regarder des vidéos dans le métro en allant au boulot. J’utilise l’extension de Firefox “fast video download” pour télécharger des vidéos de youtube, qui sont au format flv, et que l’on peut relire sur l’asus avec le programme smplayer déjà installé. La lecture des vidéos est très fluide, encore un bon point.

Le premier bilan est donc très favorable : pour 300 € on dispose d’un outil de travail, de bonne facture, livré avec juste l’essentiel pour offrir les 3 e de eee : Easy to Learn, Easy to Work, Easy to Play soit Facile d’apprendre, de travailler et de jouer. Après quelques jours d’utilisation, il me parait difficile de me passer de ce petit appareil très bien pensé.

Pour aller plus loin :

lundi 4 février 2008

Un ordinateur portable sous linux

Un ordinateur portable sous Linux, pourquoi faire ?

Et bien tout d’abord pour des raisons “informatiques”. Pour tester un logiciel utilisant apache, php et mysql, Linux est bien plus adapté que Windows : que cela soit pour un système de supervision (Nagios), un blog (wordpress, dotclear, …) , un wiki (mediawiki, twiki …), ou un système de publication ( spip, drupal, …) , l’installation et l’utilisation sont extrêment aisées sous Linux. Avec ubuntu, l’installation de twiki par exemple, est réalisée par une seule ligne de commande : “sudo apt-get install twiki”.

Linux, ensuite pour une raison de coût. Un windows Vista où un MacOS Leopard coûtent un peu plus de 100 euros , ce qui fait grimper la facture de l’ordinateur. ((en fait, en magasin on vous vend un pack ordinateur+windows, et le coût de windows est en fait “masqué”))

Ubuntu coûte 0 €.

De même, pour une utilisation personnelle, un système Linux permet d’avoir une pléthore d’outils gratuits sur son ordinateur :

  • une suite bureautique : openoffice 0€( MS Office vaut plus de 100 euros)
  • un outil de retouche photo : Gimp 0€ (Photoshop Elements moins bien loti vaut plus de 100 euros)
  • etc, etc.

Néanmoins, installer linux sur un ordinateur portable reste délicat, la cause principale étant due aux périphériques : carte son, carte graphique, carte wifi, etc. Pour fonctionner sur un ordinateur ces périphériques ont besoin d’un bout de logiciel, un “driver”. En règle générale les constructeurs de périphériques fournissent un driver pour MS Windows, mais pas pour Linux. Il est donc relativement courant qu’un ordinateur portable sur lequel on installe linux, ne puisse faire fonctionner certains périphériques : pas de son, pas de wifi, …

Il convient donc si l’on souhaite acquérir un ordinateur avec Linux de vérifier au préalable cette question des périphériques. J’ai ainsi acheté le mien chez novatux qui ne vend ques des portables certifiés Linux, et dont les conseils sont particulièrement avisés. Dell vend aussi un portable d’entrée de gamme sous Ubuntu.

Equipé d’une Ubuntu 7.0, le portable Airis N1213, fonctionne avec quasiment tous mes périphériques :

  • une imprimante Epson qui date de quelques années
  • un scanner plat Canon, pas tout jeune lui non plus
  • une tablette graphique Wacom Graphire 4, récente. Néanmoins il a fallu dans ce cas bidouiller ( comme indiqué ici ), ce qui n’est pas à la portée de tout le monde. Tant que les constructeurs de périphériques ne livreront pas des drivers linux, cette situation perdurera.

Tout fonctionne donc, sauf l’ipod :-( Il apparaît nécessaire d’acquérir son futur matériel en fonction de sa compatibilité avec Linux.

Pour un particulier, l’utilisation de Linux sur un ordinateur est donc tout à fait avantageuse ((un petit hic : bien qu’il existe de nombreux jeux éducatifs sur Linux, les titres phares des éditeurs ne sont pas compatibles avec Linux : Adibou, Lapin malin, …)) :

  • un ordinateur plus puissant pour une même configuration matérielle, les systèmes d’interface graphique (gnome, kde ) étant moins gourmands que Vista ou Leopard
  • un système de base ( l’OS, Operating System ) gratuit
  • une pléthore de logiciels gratuits et de qualité